Affichage des articles dont le libellé est Poésie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Poésie. Afficher tous les articles

mardi 9 juillet 2024

Couleurs Nouvelles Pour Temps Errant - Alcest

En ce printemps émeraude
Où le temps n’existe pas,
Les souvenirs d’un autre monde
Animent les espoirs d’un autre temps;
Là où naissent les couleurs nouvelles,
Entre les iris et le ciel errant,
Les percées de lumière
Se reflètent sur les écailles de lune,
Et sur l’océan couleur de fer,
Jusqu’aux fonds des abysses.
Ces voyages de l’âme nous sauvent
Et les voix sereines nous protègent,
Jusqu’à l’opale délivrance,
Terre de l’éternelle jeunesse.
Sur l’autre rive je t’attendrai
Même si je suis d’ailleurs;
Dans ces jardins de minuit,
La nuit marche avec moi.
Notre sang et nos pensées
Nourrissent l’éveil des muses;
La caresse du miroir nous appelle,
Car nous sommes l'Émeraude.

Petit hommage personnel à Alcest qui m’accompagne souvent dans mes errances en tout temps. Entre un blackgaze aux couleurs pâles et la voix éthérée de Neige qui devient parfois cri plongeant dans les confins du black metal, Alcest offre un univers hors d’ici, dans un ailleurs aérien et poétique.

N.B.: titres de chansons en italique


dimanche 27 août 2023

Le quattro stagioni: L'estate - Call Me by Your Name (2018)

Sur ma peau la brise fraîche,
Senteurs d’été, chaleur claire,
Le soleil sur ma chair,
Je me souviens.
Regard fuyant, œil subtil,
Aimants qui se repoussent,
Amants qui se touchent,
Je te retiens.
Je traverse ton silence,
Pour éviter la folie,
Ce qui nous lie,
Je t’effleure.
Sur des aires altérées,
Notre la est donné,
Accords parfaits,
Je t’appartiens.
Combien de temps encore,
Avant d’effiler le lien,
Nos adieux italiens,
Je pleure.
De nos amours ce qui reste,
Nos souvenirs rayonnants,
Je t’appelle par mon nom,
Répondras-tu?

samedi 11 décembre 2021

Rites d’amour et de mort - Dolls (2003)

Printemps

Sous les cerisiers en fleurs,
Lien d’amour éternel ;
Fil rouge de vies en couleur.

Souvenir au-delà du ciel ;
Une boîte gorgée de chaleur,
Douce attente rituelle.

Été

Le vent tourne dans les cœurs ;
Sous un soleil en dentelle,
La mer engouffre les peurs.

Des sacrifices à la pelle ;
Pour garder la claire lueur,
Les yeux resteront fidèles.

Automne

Nul destin est sans douleur,
En cette nature temporelle ;
Décors pourpres en pleurs.

Traversant le pont originel,
Les feuilles mortes demeurent ;
Beauté d’histoires plurielles.

Hiver

Dans la blanche torpeur,
Nos errances sensorielles,
Capturées par un rêveur.

Pour nous, pauvres mortels ;
Poupées suspendues au conteur,
Dans un mouvement perpétuel.



samedi 16 octobre 2021

Suite et un - Incendies (2010)

Derrière les oliviers, l’amour retrouvé,
Pour un instant, un instant seulement,
Puis la haine et la honte dégainent sans pitié ;
Début sanglant du fil des tourments.

Le combat ne fait que commencer,
Animé par une promesse de changement,
Dans les rues, les cœurs et les idées,
N’apportant au final que déchirements.

Des vies volées de tous les côtés,
L’horreur n’a pas de campement ;
Les feux et les rancœurs, ainsi amplifiés,
Engendrent un avenir des plus violents.

Sur les traces d’une mère décédée,
Les souvenirs en mouvements,
Et en quête d’un lourd passé,
Pour le pire des dénouements.

Deux êtres aux cœurs délaissés
Que la vérité frappe brusquement,
Dans un grand souffle coupé,
La haine s’endort lentement.

La Femme n’aura cessé de chanter,
Jusqu’au bout, désespérément,
S’éteignant dans ses mots éclairés,
Espoir de grâce et d’apaisement.


La grandiloquence des gens de peu - Barry Lyndon (1975)


Toile mouvante, paysages lumineux ;
Amour naissant, au creux de ses seins ;
Le jeune louveteau aux allures de dandin,
Aspire à des fins, défiant ses aïeux.

Se jouant de sa jeunesse, dans un duel de feu,
L’oiseau tombe du nid, embrassant son destin ;
Quête sitôt ardue, défi de grand chemin ;
Dorénavant perdu, dans l’armée des gueux.

Le cœur vidé, négligeant les enjeux,
Les subterfuges fusent, dans ses yeux malins ;
Sur les routes verdoyantes, notre bon coquin,
Plante son drapeau, dans un refuge soyeux.

Poursuivant sa voie, loin de l’Éire et ces cieux,
Le masque tombe, funeste âge pour le badin,
Qui pourtant vite se farde d’un teint ambitieux,
Renversant le veston à chaque lendemain.

Pirouettes, perruque et rouge fougueux,
À la conquête de la belle au visage opalin ;
Le bal est ouvert, le sou est si précieux,
Simulacre brisé, pour la Lady, au doux matin.

À vie mouvementés, avenir souvent fâcheux ;
Au cœur de son château, le maître du dédain,
Cause les désastres d’une vie faite de jeux,
Faisant fi de ce qui mènera au déclin.

Rien ne le sauvera, Oh pauvre malheureux !
Noyé dans les effluves vineux du chagrin ;
Un tir belliqueux ternira le vert de ses yeux,
Retrouvant celui de ses contrées, à quelle fin !
 

jeudi 6 avril 2017

Air du temps


Aucune trace
Juste un murmure,
Pas de place
Dans cette armure;
Le temps passe
A toute allure,
Et tout s'efface
Même le futur;
Il fallait fuir
Au lieu de vivre,
Mieux vaut détruire
Que juste survivre;
Ne plus construire
De bateaux ivres,
Pour nous conduire
Vers l'amer givre;
Rien n'est clair
Dans ce présent,
Il faut juste se taire
Et marcher devant;
Du vent dans l'air
Ou de l'air dans le vent,
Cela va de pair
Pour tous les vivants.

vendredi 24 mars 2017

Larmes de rasoir - Blade Runner (1982)

Futur sombre et pluies incessantes,
Ville mouvante et panneaux lumineux,
Lueur synthétique aux couleurs chatoyantes.

La menace est imminente,
Plus humaine que l’Homme lui-même;
Retrait sans conscience apparente.

Cœur artificiel pour larmes naissantes;
Qu’est-ce qui fait qu’un être est humain?
Souvenirs et émotions défaillantes.

Corps fabriqués, une vie en implants;
Quel est cet iris qu’on ne saurait voir?
Miroir factice des âmes errantes.

Restent enfin les sentiments;
Mais quelle différence peut-il y avoir?
Amour sans limites de temps.

Aspirer encore à aller de l’avant
Pourquoi ces vies pleines de craintes?
Questions toujours en suspens.

Avoir peur de mourir pourtant;
Faiblesse de tout ce qui est grand
Et bataille de tous les instants.

La mélancolie en toile de fond,
A la poursuite d’un avenir presque certain;
Mémoires rincées par les flots battants.

"Time to die..."

mardi 21 mars 2017

Origin of Hedwig - Hedwig and the Angry Inch (2001)

When I was a child
I wanted to go wild,
And so rock got me alive
My dreams could survive.
A new life began for me,
But I had to leave a piece of mine.
What was there in my mind
To cut myself in two halves?
What’s the meaning of life
When something misses to death?
Lost in a body and an inch
Am I a bit from one of each?

When I was a beauty queer
I fell in love with a sweet dear,
We shared millions of stars
So bright in our eyes,
He was my Adam in Heaven
I took him to sky Seven.
He stole away my soul
And left me with a hole.

And here I am now,
Lost again, full of pain,
In my body and an inch
With only anger to stitch.

Broken pieces,
Freaks and wigs,
Hidden in colours,
Shining with failures.

The origin is love
A grift from above,
Two exquisite parts
That couldn’t stay apart.
In this wicked little town
I turned the radio down,
Walked away through a breach
With my body and an inch.


dimanche 12 février 2017

There Won't Be Many Coming Home - The hateful eight (2016)

Oyez, Oyez, bonnes gens!
Venez donc nombreux Jouvenceaux et Donzelles
Odir de vive voix cette histoire cruelle.
Bien veigniez, de part chez nous
Dans cette Sotie moult mortaille.
Ne trouillez point
Et venez donc querir fatrouille de bon aloi.

Il y’avait là The Hungman et sa proie,
The Bounty Hunter et sa noble loi,
Un Sheriff, pourquoi pas.
Dans la froidure ils convoyaient,
Tôt à Minnie's Haberdashery arriva l’arroi.
The Mexican de les joiler
Et de café se rechaudir,
Avec un Oswaldo fol dingo,
Un Baronnet qui jacte peu,
Plus un Cowboy bric membru.

Venez donc à la brune
Mirer les malaventures des marauds,
Et que guignon danse
Comme la gueuse ailée et sa suivance.

Quentin fait du Tarantino, et on aime ça !!!

"Je suis venu trop tard dans un monde trop vieux" - Poésie complète (Alfred de Musset)

Il est des mots qui habitent le cœur,
Quand Tristesse a sur lui la mainmise;
Tu as comblé le mien de chaleur,
Quand je t’aimais sur les rives de Venise.
Toi le Poète qui cherche clameurs
Dans des vœux stériles qui se brisent;
Sous La pâle étoile du soir qui se meurt,
Bercé par le doux refrain de la bise.
Toi qui as emplis mes yeux de pleurs,
Par le Souvenir d’une âme exquise;
Comme Lucie sous son saule pleureur,
Innocente dans sa plus belle chemise.
Tes Idylles marqueront les conteurs,
Comme tes tristes amours qui divisent;
Et tes nuits de Mai à Octobre demeurent
Les plus belles causeries non concises;
Entre un poète qui pardonne au malheur
Et sa muse que les mots humanisent.
Pour tes amours tu rêvais de grandeur
Et des mots tu avais la maîtrise,
Pour nous offrir enfin les candeurs
De Ninon, de Suzon et autre Marquise.


Impromptu (En réponse à la question : Qu'est-ce que la Poésie ? )

"Chasser tout souvenir et fixer sa pensée,
Sur un bel axe d'or la tenir balancée,
Incertaine, inquiète, immobile pourtant,
Peut-être éterniser le rêve d'un instant ;
Aimer le vrai, le beau, chercher leur harmonie;
Écouter dans son cœur l'écho de son génie ;
Chanter, rire, pleurer, seul, sans but, au hasard ;
D'un sourire, d'un mot, d'un soupir, d'un regard
Faire un travail exquis, plein de crainte et de charme
Faire une perle d'une larme :
Du poète ici-bas voilà la passion,
Voilà son bien, sa vie et son ambition." Alfred de Musset